Qui a peur des séniors ?

Préretraites, ruptures conventionnelles, départs volontaires, et autres mesures d’âge, bien des dispositions des 40 dernières années ont instillé une image négative des séniors au motif qu’ils auraient du mal à s’adapter.

En 2019, le taux d’emploi des séniors à partir de 60 ans est de 70,5% en Suède, 60,3% en Allemagne, 54,4% en Grande Bretagne, 41% en Italie. En France, entre 55 ans et 60 ans, le taux d’emploi des séniors chute de 70% à moins de 28% (source INSEE), soit presque la moitié des autres pays européens !

Bien des stéréotypes frappent la catégorie des séniors dès 55 ans et parfois bien avant. Quelques Verbatims : « plus cher qu’un jeune », « moins flexible », « dépassé par les technologies », « pas assez d’intergénérationnel », « candidature intéressante mais, sénior pas formé… » On vous encense si vous avez 5 ans d’expérience ! On vous méprise si vous avez 6 fois plus d’expérience avec une carrière de 30 ans !

La crise du Covid a fait bouger les notions de présentiel/distanciel, contrôle/délégation, individuel/ collectif, temps de travail/disponibilité, management/leadership. On constate donc plus de remises en cause, plus d’instabilité pour les entreprises…

Les seniors ne sont pas dans les caricatures, les cases d’où on les regarde.

Pourtant ils ont soif de partage, de transmission, d’être des passeurs de compétences, d’échanges, d’émancipation, de dignité, de considération, de projets finalisés ou non ébauchés. 

Pour les séniors « trouveurs d’emploi » l’enjeu est de modéliser la préparation  par des ateliers de training disruptifs; ils apprennent ainsi à déjouer les algorithmes dont on s’aperçoit qu’ils peuvent être sectaires ; pour valoriser les forces de leur profil et des champs d’expertise, ils mettent en place des stratégies innovantes visant à maximiser leur visibilité.

Être sénior ce sont de nouveaux défis professionnels, c’est être autrement mais tout aussi performant.

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